La Boca
La zone où se trouve actuellement La Boca est l'endroit même où Pedro de Mendoza réalisa la première fondation de Buenos Aires en 1536.
La Boca ("La Bouche") doit son nom au fait qu'il se trouve sur l'embouchure du "Riachuelo" dans le "Río de la Plata".
Du temps de la colonie espagnole La Boca était une zone de campements pour les esclaves noirs. Apès l'indépendance, on y salait et stockait la viande destinée à l'exportation y tanait également le cuir.
A La Boca se trouvait le principal port de Buenos Aires mais son manque de profondeur ne permettait pas aux navires de grandes coques de mouiller et ainsi, après la proposition de Eduardo Madero, le port fue déplacé plus au nord.
Avec le nombre croissant de bateaux entrant dans le port à la fin du 19e siècle, ont commencé à s'y installer des immigrants italiens, principalement des genois, qui construisirent des maisons en tole de zinc, souvent montées sur pilotis ou avec des fondations hautes à causes des fréquentes inondations. Regoupés en maison, ils peignaient leurs maisons avec ce qu'il restait des peintures apportées par les marins. Comme il n'y avait pas assez de peinture pour peindre une maison d'une seule couleur, on en utilisait plusieurs pour les peindre ce qui donna au quartier sa physionomie actuelle.
Les habitants de La Boca, et par extension son équipe de football, le populaire Boca Juniors, sont appelés les Xeneizes (deformation de “Zeneixi”, c'est à dire genois dans leur propre dialecte. Zone portuaire y proletaire, son plus grand artiste a été Benito Quinquela Martin, un peintre qui refletait les activités du port et la vie quotidienne de son peuple dans un style neo impressioniste.
En 1882 à la suite d'un conflit qui culmina avec une greve, un groupe d'immigrants genois declara l'indépendance de La Boca de la Argentina. En prenant comme modèle la République de San Marin, ils signèrent un acte dans lequel ils informèrent le roi d'Italie qu'ils venaient de constituer “La Republica independiente de La Boca” et aussi du'ils avaient leur propre drapeau qui superposaient au bleu ciel le blason à croix blancs des ducs de Savoie.
Le général Julio Argentino Roca, alors President de la Nation se rend sur place avec l'armé, enleve le drapeau hissé à un mat et le conflit prit fin.
Bien qu'ils n'aient pas reussi à réaliser leur rêve de République Indépendante, les Italiens créerent une societé particulière qui donna à La Boca cette personalité qui la distingue encore aujourd'hui des autres quartiers de Buenos Aires.
En 1884, face aux fréquents incendies de maison, le quartier fue le temoin de la création du premier corps de pompiers volontaires du pays, sous le nom "Association Italienne de Secours Mutuelles Des Pompiers Volontaires de La Boca" dont le siege se trouve dans la rue Brandsen 567. Les pompiers ont joué un rôle fondamental pendant les périodes d'épidemie de fièvre jaune et inondations régulières produites par le débordement du Riachuelo.
Aussi, le premier député socialiste d'Amérique a été élu dans ce quartier en 1905, quand il choisit Alfredo Palacios pout les représenter au parlement.
La Boca était également connue pour ses carnavales et ses figurants comme "El Trapito", "los Nenes de Suárez" et "Caboto y el Rosedal" entre autres. Algunas versiones indican que los acordes de la Marcha Peronista fueron tomados de la marcha de El Rosedal.
Art et distraction
La proximité du Riachuelo en fait un des secteurs de la ville les plus visités par les touristes pour être en étroite relation avec la mythologie du tango.
La Vuelta de Rocha, où le Riachuelo décrit une courbe ample, est un des ses endroits les plus caracteristiques, comme “Caminito” ("petit chemin"), une ruelle immortalisé par le tango du même nom, de Juan de Dios Filiberto.
On y vend des peintures, souvenirs y objets artisanaux. Les dimanches, on y trouve des couples de tango qui y dansent sur ses pavés.
La rive a été converti en promenade et un ouvrage d'ingenierie hydraulique a conjuré la malédiction des inondations.
Le stade de Boca Juniors est considéré comme un monument par les xeneizes.
Surnommé La Bombonera pour ses gradins élévés qui lui donnent une forme de caisse, le spectacle d'un match de football le rend inoubliable pour la célèbre ferveur des supporters ("aficionados") de Boca et son carnaval de feux de bengale, papiers de couleur lancés et du grondement bombas de estruendo.
Le Riachuelo montre un paysage de bateaux abandonés, le squelette d'un ancien pont en acier, les silhouettes de silos et édifices industriels sur l'autre rive. Dans ce paysage apre, seulement adouci par les couleurs des maisons, inspirat le tango “Nieblas del Riachuelo” ("Les brouillards du Riachuelo") du musicien Juan Carlos Cobián et du poete Enrique Cadícamo.
En plus du Musée Quinquela Martín, à la Boca se trouve la salles des expositions de la Fondation Proa, qui réalise des expositions de peinture contemporaine argentine et latinoamericaine.
Ecole Pedro de Mendoza y Musée Quinquela Martín (Av. Pedro de Mendoza 1835)
En 1933, Benito Quinquela Martín donna un terrain pour constuire un édifice qui hébergerait une ecole primaire, un musée d'art argentin, son propre hébergement et atelier. Le peintrelui-même decorat les pièces de peintures murales. La colection du musée, qui se trouve au troisième étage, fut initiée par Quinquela Martín et comprend beaucoup de ses oeuvres et d'autres artistes argentins.
Musée de Cira (Del Valle Iberlucea 1261)
La maison date du début du 20e siècle; içi fue fondé le "Comité Socialiste" présidée par le Dr. Alfredo Palacios.
Aujourd\hui il habrite le seul musée de cire d'Argentine, où l'essence même du quartier se manifeste au moyen de scenes qui evoque l'époque du Sud de Buenos Aires, de ses origines à nos jours.
Dans cinq salles sont exposées les oeuvres du sculpteur Domingo Tellechea, fondateur du musée.
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