bed and breakfast in buenos aires - english b and b in buenos aires - castellano b&b in buenos aires - francais 31 Juillet 2010 à 19:59
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Le Jardin Japonais

Bien entouré par d'illustres voisins comme le Zoo, le Planétarium ou le Rosedal, le Jardin Japonais est beaucoup plus qu'un espace vert parmi tant d'autres. Avec sa sineuse harmonie entre nature et culture, cet espace qui nous rapproche des antipodes est une authentique invitation à une promenade comtemplative.

Le 15 mai 1967, les actuels empereurs et alors Prince Heritier Akihito et la Princesse Michiko visitent l'Argentine, circonstance au cours de laquelle ils déposèrent sur ce qui était la Place du Japon (qui au même titre que la Place de France, la Place d'Allemagne ou la Place d'Italie formaient la parc "3 de Febrero") una plaque sur une pierre. Ainsi commence l'histoire du Jardin Japonais, qui, sans véritable encadrement, disparait peu à peu. Jusqu'à ce qu'en 1977 il se reconstruit selon le plan de l'ingenieur Yasuo Inomata, avec l'aide de Hideo Sugimoto. Dès lors, il est le plus grand jardin japonais en dehors du Japon. Dans les années 80 et 90, il se consolide comme un endroit typique pour photographier les fiancées souriantes et de blanc vétues. En 1998 on y célèbre les 100 ans du Traité d'Amitiée, de Commerce et de Navigation entre l'Argentine et le Japon. Avec le nouvel millénaire et la gestion par la Fondation Cuturelle Argentine Japon, le Jardin Japonais prend de plus en plus de poids dans la vie culturelle de Buenos Aires.

Dès l'entrée principale sur la Avenida Adolfo Berro, le Jardin Japonais nos propose un équilibre et une symbolique riche peu fréquente en dehors ce périmètre irrégulier. Par exemple, à peine traversé le portique au style de maison féodale japonaise, on trouve sur la gauche un "acer palmatum", ou arbre de la chance, avec ses feuilles à cinq pointes qui font penser à une multitude de petites mains donnant la bienvenue; alors que sur la droite le blason national argentin et un chrysantheme impérial nous rappele la solide amitié internationale à la quelle nous participions sans nous rendre compte.

Longeant la Avenida Carlos Casares, entre les Avenidas del Libertador et Figueroa Alcorta, le Jardin Japonais mesure environ 150 metros à l'avant et 70 au fond, et 200 metres sur les cotés. Son centre névralgique est un lac artificiel entouré d'une grande variété de végétation, dont la couleur change au fil du jour et de de l'époque de l'année; por lo que, en cuanto a postal, más que uno tenemos una infinidad de jardines japoneses que se suceden los unos a los otros, mientras incontables piedras de los más diversos tamaños permanecen prácticamente impsibles.

En plus du lac et de ses îlots et péninsules, on trouve de nombreux ponts qui l'enjambent, un restaurant, un jardin sec, un clocher, un monument, une pépinière, réverbères en pierre et bois... Mais plus encore que la diversité des details et des histoires interessantes associées, l'essence de ce jardin est son harmonie interieure: à la différence des jardins occidentaux, dans lesquels fleurs et couleurs visent un impact, un jardin japonais est un refuge pour méditer et contemper et s'y impose le silence. Peut-être que le mieux est alors de se pencher au dessus du lac pour observer les longs et voyants poissons qui l'habitent, carpes qui ont déja 35 ans (dont l'espérance de vie est de 90 ans et qui dans leur habitat naturel peuvent mesurer jusqu'à 1,20 mètres de long), qui remplissent des taches de maintenance contre un foyer (eau) et nourriture.

Du pont plan à l'île des Dieux

Une fois franchie l'entrée principale, on trouve un sentier unique de quelques metres qui bifurque en longeant le lac. Parmi les nombreux ponts qui l'enjambent, le plus accessible se trouve sur la droite, un pont plan de bois et peint en rouge qui est des endroits de plus grande concentration des carpes: içi, comme sur le reste des rives, la profondeur du lac (artificiel, creusé, rempli de terre tassé et eau courante) est d'environ 30 centimetres.

En continuant, on arrive à des sentiers de pierres qui permettent de raccourcir le tour du lac vers un de ses somments. En face de ce chemin, se trouve l'île de la Grue et celle des Tortues, deux îles unis par un pont en pierre. Les grues et les tortues (habituellement présents sur les peintures, ornements floraux et figures de papiers) symbolisent la longévité. Quelques mêtres plus loin, le chemin se sépare en trois: le premier s'éloigne du lac, le second longe sa rive et le troisieme qui avance vers l'eau et débouche sur leTaiko Bashi, pont courbé de couleur shu (couleur considéré comme divine), qui pour être croisé nécessite une certain effort. Dans les cérémonies religieuses, les pretres le traversent en premier et ensuite les croyants, dont les âmes restent de cette maniere purifiées; grace à lui on arrive à l'île des Dieux (Shinzen-Shima), qui possede une petite pagode de treize façades (dans la culture japonaise le 13 est un porte bonheur) et une cascade, qui represente les diverses étapes de la vie. Une fois parcourue la résidence divine, on débouche à quelques mêtres de notre point de départ, de qui pour terminer notre parcours allons devoir revenir sur nos pas.

Du clocher à une famille de pierres

En retournant à cette triple bifurcation qui nous a conduit à l'île des Dieux, on trouve un clocher de quebracho couleur Santiago, qui héberge un clocher de La Paz qui sonne les deuxièmes mardis de septembre. A quelques mètres de là, par le chemin qui s'éloigne du lac, on trouve un ginkyo biloba, ou arbre d'or, une espèce qui existe depuis le Jurassique et qui s'est remis à pousser après les explosions atomiques de la Seconde Guerre Mondiale sans que personne sans que personne ne le plante. Il y a aussi la Fondation des Espaces Verts et le Monument au travail de l'immigration japonaise, une gigantesque pierre trouvée (non sculptée) à Córdoba. En observant avec attention, on peut voir deux formes, la plus grande (un homme) embrassant la plus petite (une femme), qui symbolisent la force et la valeur avec lesquelles les immigrants (pour la pluspart venant de Okinawa) surmontèrent les différences culturelles. En retournant au bord du lac, on arrive au pont qui nous manquait, le Yatsu Bashi, pont de bois en zig zag ou des Decisions, dont la forme irrégulière represente l'union des îles du Japon. Le pont des Décisions doit son origine à une tradition qui voulait que quand quelqu'un devait prendre un décision importanten, il le traversait à trois reprises pour méditer (sur les parties rectilignes, plus longues) avant de prendre sa decision (les parties en zig zag plus courtes). On arrive alors à un des points extremes du lac, où l'on trouve l'édifice le plus important du jardin, où on peut déguster des plats typiques de la cuisine japonaise, et à coté duquel il y a un damier formé de pavés intercalés avec des quadrilatères de gazon. L'édifice possède deux niveaux: en-bas un restaurant, d'où dépasse une estrade, endroit reservé à la cérémonie du thé; et sur le niveau supérieur, un salon reservé aux activités et aux expositions. Mitoyen à cet édifice on trouve le Kare SanSui, Jardin au Paysage Sec, où l'alignement du gravier represente les ondulations à la surface de la mer. Il y a aussi un cone en pierre tronqué, qui symbolisent la plus expression de la spiritualité à laquelle une personne peut aspirer. On arrive par un chemin direct, represente par des lignes droites ou par celui que proposent des cercles concentriques autour des pierres, qui sont autant d'obstacles à surmonter.Dans cette partie extreme du lac, se trouvent sept grandes pierres qui representent une famille: la pierre verticale la plus grande symbolise le chef ou père de famille, la suivante en taille la mère et les plus petites les enfants, pendant que les horizontales sous l'eau rappellent les défunts.

Tronçon final

Jusqu'ici, nous avons presque parcouru le jardin en entier, presque sans mentionner la richesse botanique qui l'entoure (question bien traitée lors des visites guidées) ni les différentes activités culturelles (des arts martiaux à l'origami, en passant par le bonsai) qui se déroulent tout au long de l'année. A peine avons-nous signalé au passage un point symbolique significatif qui superposent et se mêlent en harmonie tradition shintoïste, spiritualité zen et de l'actualité nikkei (immigration japonaise dans le monde entier). Il nous reste à parcourir quelques mêtres sur le coté plus tranquille et paisible, juste un chemin separe la verdure du lac, avec un quai et une tonnelle qui invitent à parcourir au recueillement interieur. Une fois par an (pendant une semaine d'aout) hommes et femmes realisent un examen de conscience. L'homme médite sur le quai, avec les pieds vers l'eau, qui reflete la pleine lune. La coupe brute du pont symbolise la mort, le commencement d'une nouvelle vie dans l'au-dela représentée par une petite île, celle de l'immortalité. Alors que la femme, elle, médite sur la tonnelle.

Esteban Rial pour "Urbconnexion"

Ouvert tous les jours de 10h à 18h, tarif ARG$3. Week-end et jours fériés: ARG$5

TE: 4804-4922/9141 int. 19

http://www.jardinjapones.org.ar